Piqûre de rappel : les sites et blogs que je souhaite faire découvrir sont ceux où les créateurs s’ouvrent aux autres et ne demeurent pas cantonnés dans le petit monde étriqué de la « poésie-poésie » ou dans celui de leurs seules activités personnelles.
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Quelques critères de rejet : nombrilisme, pauvreté du contenu, mégalomanie, difficultés de circulation, manque d’ouverture,…
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En fin de compte, il existe assez peu de sites menés par des collectifs. On retrouve ici la dominante de l’expression poétique sur papier à savoir que, le plus souvent, il n’y a qu’un capitaine à la barre.
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But recherché par cette chronique : faire aimer la poésie vivante dans sa diversité, faire découvrir de nouveaux paysages poétiques, s’enrichir de différences clairement exprimées,…
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Sainte horreur des blogs de gallinacées où ça caquète de partout, de commentaire en commentaire… Et vas-y que ça se congratule et que ça s’auto-encense à grands coups de phrases incompréhensibles et de termes « jeunistes ».
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Le pari sera de ne pas décevoir les curieux qui viendront vagabonder dans les parages de Texture.
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Mystère à éclaircir : sur internet, le pourcentage de femmes responsables de sites et de blogs est bien plus important que dans le secteur papier.
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Quelques pionniers ont débroussaillé le terrain, essuyé les plâtres et leur travail force le respect. Citons-en deux qui ont un rapport plus ou moins direct avec la poésie : Isabelle Aveline dès 1995 avec « zazieweb » et François Bon dès 1996 avec « remue-net ».
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En pleine période exploratoire, je ne note rien : tout se fait à l’impression subjective, de lien en lien, de retour en abandon,… Puis l’écrémage se fait tout seul.
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Les blogs personnels prolifèrent à la vitesse grand V, s’interrompent un moment, reprennent vie, s’arrêtent, redémarrent,… Après le virtuel aléatoire, voici l’irrationnel absolu.
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Après l’époque des découvreurs méritants, voici venir celle des blablateurs jacassants.
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Un rapide pointage des 40 sites ou blogs présentés donne le résultat suivant : 12 généralistes, 10 éditeurs, 9 poètes, 6 maisons et 3 revues. Et même si ce « classement » est poreux, on peut dire que cela reflète à peu près les différents secteurs qui occupent le terrain de la poésie contemporaine.
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Pourrai-je toujours trouver des sites intéressants ou des blogs originaux ? Le filon risque un jour de s’épuiser, surtout en raison des contraintes et des exigences que je m’impose.
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Que les non-retenus ou les exclus se rassurent : je n’en publie pas ni la liste ni les raisons pour lesquelles je ne les retiens pas.
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Tenir le rythme d’une présentation par semaine me semblait au départ un pari difficile à tenir et puis non, ça roule encore. Peut-être aussi parce que je m’en tiens à une approche générale pour attiser la curiosité du lecteur. Cela pourrait se lire comme une invitation au voyage ou comme une incitation à la découverte. Pourquoi pas ?
