
- Bazoches : lecture sous le préau
Devant passer par le Morvan dans cette période, j’ai adapté les dates de mon voyage à l’heureux événement : la naissance d’un nouveau rendez-vous littéraire. Il faut dire que j’avais repéré quelques noms d’amis… Ceux que je connais de longue date, comme Alain Kewes, Yves-Jacques Bouin, Claude Vercey ou Jacques Morin, mais aussi ceux avec lesquels je corresponds depuis parfois très longtemps sans les avoir jamais rencontrés, comme Jean-Pierre Georges, dont j’ai pu enfin serrer la main !
Et puis le titre avait tout pour plaire : « Samedi, poésie, et dimanche aussi » : tous les week-ends ne sont pas placés sous d’aussi bons auspices !
J’ai donc retrouvé Valérie Rouzeau, que je n’avais pas revue depuis 1993, date à laquelle le « Manège du cochon seul » auquel elle appartenait, m’avait invité pour une lecture à Nevers… J’ai fait connaissance avec Jacques Roubaud qui parrainait la manif, Roger Lahu, Françoise et Bernard Ascal, Pierre Bastide, Yves Artufel, l’animateur des éditions Gros textes et ceux des éditions Murmure. J’ai bien sympathisé avec Jean-Christophe Belleveaux dont j’ai beaucoup aimé le recueil « Machine gun », avec sa femme Anne, qui fait vivre les éditions Potentille. Et au moment de quitter ce coin sympa, plein de poètes bien vivants partir, j’ai pu saluer – hélas trop brièvement – Jean-Louis Jacquiers-Roux, venu en voisin.
Parti avant la fin par la force des choses, je suis sûr d’avoir loupé de très bons moments, de lectures et d’échanges ; mais j’ai quand même fait ample provision de poésie et d’amitié pour la route du retour…
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« Des moments de rencontre heureux »
Geneviève Peigné et Jean-François Seron, les organisateurs de ces rencontres, ont bien voulu répondre à mes questions

- Jacques Roubaud
- Geneviève Peigné présente Jacques Roubaud parrain de cette première édition
Comment vous est venue l’idée de ce week-end ?
1- Du souvenir heureux d’avoir fréquenté des rencontres autour du livre d’artistes organisées par les éditions Tarabuste dans un petit village de l’Indre, Saint-Benoît-du-Sault. Il y a plus d’une dizaine d’années déjà. Nous avons beaucoup découvert alors.
2- De la constatation déprimante qu’hors se déplacer assez loin, à Paris en général, nous ne pouvions plus trouver le plaisir de feuilleter des livres de poésie de dites « petites » maisons, tandis que les grandes en publiaient si peu.
Nous avions envie d’une librairie de poésie et de savoir où en était le travail en cours d’auteurs que nous apprécions.
- Qu’attendiez-vous de cette première édition et a t-elle répondu à vos espoirs ?
Que les auditeurs ne perdent pas leur temps et découvrent un assez grand nombre d’auteurs vivants. Que les éditeurs vendent. Que les poètes soient écoutés avec attention. Un peu ou beaucoup de fantaisie. Des moments de rencontre heureux. Oui tout cela nous a paru avoir lieu.
- Avez-vous des options poétiques bien affirmées ou fonctionnez-vous de manière plus subjective, voire intuitive ?
Le “s” de poésies dans l’intitulé de la manifestation : Samedi poésies dimanche aussi est là pour signaler que nous ne nous fermerons à aucun courant. Notre fonctionnement est tout à fait intuitif et le restera (mais sur une base de lectures diversifiées et attentives).
- L’année prochaine, vous repartez pour un week-end ?
Oui, le premier de juillet, idem l’année suivante, comme celles qui suivront - en tout cas nous l’espérons. Nous aimerions aussi créer des rendez-vous au cours de l’année, mais là, tout est encore à faire.




